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Léonce YACE, DG de NSIA Banque CI : ‘’L’opération de titrisation remplit toutes les conditions de sécurité, de garantie et de rentabilité’’

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NSIA Banque Côte d’Ivoire a lancé depuis le 7 février la première opération de titrisation de créances jamais réalisée par un établissement bancaire dans la zone UEMOA. Agréée par le CREPMF, bénéficiant d’une souscription ferme de la SFI et notée triple A par l’agence de notation WARA, l’opération suscite néanmoins quelques interrogations y compris chez les professionnels du marché.

Après avoir lancé des consultations afin de recueillir les préoccupations des acteurs du marché financier, Sika Finance a rencontré Léonce YACE, Directeur Général de NSIA Banque Côte d’Ivoire, l’émetteur, et Olivier GUI, Directeur Général de ALC Titrisation (Africa Link Capital Titrisation), la Société de Gestion du fonds de titrisation, en vue de lever les équivoques sur le sujet.

Comment expliquez-vous le recours à l’opération de titrisation de créances qui est une grande première pour une banque en Afrique de l’ouest ?

Léonce YACE : Ce projet fait partie de notre plan stratégique couvrant la période 2020-2024. Une des composantes de ce plan stratégique concerne la mobilisation des fonds nécessaires au développement de notre activité et au renforcement de nos capitaux propres. Dans ce cadre, nous avons défini nos besoins et identifié des mécanismes par lesquels nous aurions la possibilité de faire des levées de ressources nécessaires en vue, comme indiqué plus haut, de poursuivre notre activité de financement et renforcer nos capitaux propres, et aussi mieux gérer notre situation prudentielle.

Voir aussi – NSIA Banque CI : Première banque de l’UEMOA à lancer une opération de titrisation de créances

Au nombre des instruments que nous avons identifiés aux côtés de possibilités relatives aux emprunts subordonnés et autres, il y a la titrisation qui nous est apparue être une option intéressante. Nous avons travaillé sur le projet pendant de longs mois, d’abord en consultation interne, après avec l’assistance de structures externes pour voir sa faisabilité, voir comment il sera accueilli par le marché, et évaluer les risques inhérents à ce type de produit.

A la fin de ces consultations et réflexions, la titrisation s’est présentée comme une bonne solution par laquelle nous aurions la possibilité d’utiliser notre portefeuille de crédit comme un levier de refinancement, et c’est la raison pour laquelle nous lançons sur ce mois de février, une opération de titrisation permettant de mobiliser 40 milliards FCFA à affecter au financement des PME.

Quelles en sont les caractéristiques ?

Léonce YACE : D’abord, il est important de dire que c’est une opération agréée ; ce n’est pas une opération libre. On parle d’opération agréée en ce sens qu’étant un appel public à l’épargne, elle a nécessité l’autorisation préalable du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF). C’est important de le dire, c’est important d’insister là-dessus car c’est un gage de sérieux et de crédibilité.

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Cette opération se fait avec la constitution d’un véhicule qui est le  » Fonds commun de titrisation de créance NSIA Banque « . Ce véhicule est celui dans lequel sera logé un portefeuille de créances saines, diversifiées, équilibrées, d’un montant d’environ 54 milliards FCFA devant servir à faire face aux échéances des obligations qui vont être créées.

L’engagement de la SFI (…) est surtout consécutif à de longues études, à de longues périodes de due diligence faites sur toutes les composantes de la banque : sa gouvernance, sa politique de crédit, l’état de son portefeuille, ses risques, sa liquidité, etc.

Nous mettons 54 milliards FCFA, mais nous recherchons 40 milliards FCFA. Vous constatez que nous mettons plus que ce qui est  recherché pour tenir compte des éventuelles difficultés qui pourraient survenir sur telle ou telle autre créance en cours de vie du fonds.

Au-delà de l’autorisation du CREPMF, cette opération se fait avec l’accompagnement d’un investisseur de référence qui est la SFI (Société Financière Internationale, Groupe Banque Mondiale), qui a signé un engagement de prise ferme pour 17,5 milliards FCFA.

L’engagement de la SFI est consécutif à un partenariat que nous avons mis en place, mais il est surtout consécutif à de longues études, à de longues périodes de due diligence faites par la SFI sur toutes les composantes de la banque : sa gouvernance, sa politique de crédit, l’état de son portefeuille, ses risques, sa liquidité, etc. Tous les aspects ont été regardés et c’est à l’issue de ces vérifications que la SFI a initié son processus de validation qui a abouti à l’accord de ses instances pour une souscription à hauteur de 17,5 milliards FCFA.

Comment avez-vous sélectionné ces créances et celles sur Saf Cacao en font-t-elles partie ?

Léonce YACE : Nous disons que nous ne sommes pas seuls dans cette opération. Quand les dirigeants de la SFI, membre de la Banque mondiale, s’engagent dans les proportions que nous avons indiquées, ce n’est pas pour faire plaisir à NSIA Banque. C’est parce qu’elle a identifié cette opération comme devant l’aider à atteindre ses objectifs d’accompagner une structure qui est un acteur majeur du paysage bancaire ivoirien, et de toucher d’autres opérateurs à travers NSIA Banque CI.

Le principe de la titrisation c’est d’optimiser la granularité, ce qui veut dire que plus il y a de petites créances, mieux le risque est réparti sur l’ensemble de débiteurs, et (…)il faut noter qu’il y a environ 10 900 créances.

Sur Saf Cacao, vous me donnez l’occasion de dire qu’il n’existe plus de créance Saf Cacao dans nos livres. Nous avons un client qui s’appelle SACC qui est un opérateur du secteur du cacao dûment agréé par l’Etat de Côte d’Ivoire à travers le Conseil du Café Cacao. Toute personne intéressée peut s’approcher du régulateur de la filière cacao pour savoir comment se passe l’activité de SACC, et ces personnes-là découvriront à cette occasion que tout se passe de façon tout à fait satisfaisante. Donc pour nous Saf Cacao est loin derrière nous. Dans tous les cas, il faut savoir que les créances du secteur du cacao ne correspondent pas au type de créances sélectionnées pour le Fonds commun de titrisation de créance (FCTC).

Olivier GUI, directeur général de ALC Titrisation, la société de gestion du Fonds Commun de Titrisation de Créance NSIA Banque CI

Olivier GUI : Les créances sélectionnées pour l’opération sont essentiellement des crédits aux particuliers pour près de 90% (89,30% exactement) et des créances pour le solde de PME dont les montants unitaires sont inférieurs à 500 millions FCFA.

Le principe de la titrisation c’est d’optimiser la granularité, ce qui veut dire que plus il y a de petites créances, mieux le risque est réparti sur l’ensemble de débiteurs, et s’il arrive éventuellement qu’un débiteur fasse défaut, cela n’impacte pas l’ensemble de l’opération. Il faut noter qu’il y a environ 10 900 créances. Ce serait donc vraiment extraordinaire que 2 000 ou 3 000 personnes fassent défaut en même temps. Il faut également noter que ce sont des créances qui, à ce jour, n’ont pas rencontré de défaut de paiement depuis leur mise en place. Et ces créances ont été, dans ce sens, attestées par le commissaire aux comptes de la banque, KPMG, puis ces créances ont fait également l’objet d’analyse par l’agence de notation WARA qui a assigné une note AAA. Cette note intègre à la fois la qualité des créances et la structure même de l’opération.

Il faut également noter que ce sont des créances qui, à ce jour, n’ont pas rencontré de défaut de paiement depuis leur mise en place. Et ces créances ont été, dans ce sens, attestées par KPMG, le commissaire aux comptes de la banque.

Comme nous  l’avons dit, il y a un surdimensionnement de 35% ; ce qui veut dire que pour 40 milliards FCFA d’obligations qui sont émises, en face il y a 54 milliards de créances en vue de couvrir éventuellement quelques décalages dans le recouvrement.

Voir aussi – WARA attribue la note maximale à l’opération de titrisation de créances de NSIA Banque CI

Léonce YACE : Il est important de revenir sur le surdimensionnement et de le rapprocher du taux de dégradation du portefeuille de crédit chez NSIA Banque CI. Chez nous, nous avons un taux de dégradation qui oscille entre 5% et 6%. Donc avec un tel niveau de dégradation, rapproché aux 35% de surdimensionnement, vous voyez bien que même si ce portefeuille-là se voyait impacté à hauteur de 5% ou 6%, il resterait suffisamment de créances pour constituer le surdimensionnement et pour garantir le bon dénouement du portefeuille global des créances et partant, le bon dénouement des obligations qui auront été placées sur le marché.

Olivier GUI : Le surdimensionnement correspond à du cash puisque ce sont des créances qui seront recouvrées, donc payées par les débiteurs au fur et à mesure. Si nous étions dans un schéma où l’on attendait le terme de l’opération pour rembourser les obligations, on aurait collecté 54 milliards FCFA pour payer 40 milliards FCFA, avec les intérêts de part et d’autre.

(…) il y a un surdimensionnement de 35% ; ce qui veut dire que pour 40 milliards FCFA d’obligations qui sont émises, en face il y a 54 milliards de créances en vue de couvrir éventuellement quelques décalages dans le recouvrement.

Ce qu’il faut noter également c’est qu’en plus de ce surdimensionnement-là, ce que nous regardons c’est le ratio de couverture du passif. C’est-à-dire que tous les mois, la Société de Gestion compare ce que le FCTC NSIA BANQUE reste devoir aux investisseurs à ce que le Fonds détient à son actif en termes de trésorerie, de cash donc, et de créances  restant à recouvrer. Et si à un moment donné ce ratio passe en dessous de 110%, il est fait obligation de substituer les créances les moins performantes, c’est-à-dire celles qui ont éventuellement rencontré des défauts de paiement, par de nouvelles créances qui seront tirées du portefeuille de réserve qui représente 25% de l’émission, soit 10 milliards FCFA.

Donc, nous avons 54 milliards pour 40 milliards FCFA, nous avons en plus un portefeuille de créances d’une valeur de 10 milliards FCFA qui est nanti au profit du Fonds. Cela signifie que si à un moment donné le portefeuille principal de 54 milliards FCFA se dégradait de manière extraordinaire et qu’il se retrouvait à 110% de l’émission, disons 44 milliards FCFA, il y a la possibilité de dire dans ce cas-là, enlevons toutes les créances les moins performantes de ce portefeuille principal et remplaçons-les par des créances performantes, ce qui fait que nous repartirions, à l’issue de ce processus de substitution, sur des bases assainies.

Chez NSIA Banque CI, nous avons un taux de dégradation de portefeuille qui oscille entre 5% et 6%. Donc (…) si ce portefeuille-là se voyait impacté à hauteur de 5% ou 6%, il resterait suffisamment de créances pour constituer le surdimensionnement et pour garantir le bon dénouement du portefeuille global des créances …

Ces 10 milliards FCFA sont des créances identifiées également, et dont le recouvrement passe dans un compte bancaire nanti au profit du fonds. Non seulement les créances elles-mêmes sont nanties, c’est-à-dire si au lendemain de l’opération il n’existe plus NSIA Banque, les créances appartiennent au Fonds. Le Fonds peut aller faire recouvrer les créances par une tierce entité pour récupérer la trésorerie et rembourser les investisseurs, étant entendu que les premiers 54 milliards FCFA appartiennent au Fonds également. Donc nous sommes en réalité à 64 milliards FCFA pour 40 milliards FCFA d’obligations.

L’intérêt de la titrisation c’est aussi cet aspect déconsolidant. La banque se départit de ses créances même si aujourd’hui dans notre choix la banque continue d’être le recouvreur, l’on aurait pu imaginer que la banque se départie et que le FCTC trouve un autre un agent de recouvrement. Donc cet impact déconsolidant a un avantage parce que c’est ce qui va permettre à la banque d’alléger son bilan.

Il faut donc ici bien distinguer l’établissement NSIA Banque et le  » Fonds commun de titrisation de créance NSIA Banque CI  » qui est noté AAA et qui a été évalué par une agence indépendante en l’occurrence WARA. Ce n’est donc pas de l’argent qui est prêté à NSIA Banque CI et nous insistons là-dessus.

 Il faut donc ici bien distinguer l’établissement NSIA Banque et le  » Fonds commun de titrisation de créance NSIA Banque CI  » qui est noté AAA et qui a été évalué par une agence indépendante en l’occurrence WARA. Ce n’est donc pas de l’argent qui est prêté à NSIA Banque CI et nous insistons là-dessus.

 Il y a également PriceWaterhouseCoopers CI qui est commissaire aux comptes du Fonds. Tous les trimestres, l’actif du Fonds sera vérifié par le commissaire aux comptes. Lorsque la société de gestion (ALC TITRISATION) produit ses rapports trimestriels pour présenter l’état des créances acquises initialement de 54 milliards FCFA, notamment, ce qui a été recouvré, ce qui reste et éventuellement ce qu’il y a eu comme défaut de paiement, il reviendra au commissaire aux comptes de valider ces états. Ces rapports seront transmis au régulateur. Également, ALC TITRISATION compte publier des rapports à destination des investisseurs. Ils seront disponibles sur le site de ALC Titrisation.

Quelle a été la motivation de la SFI à vous accompagner et les conditions sous-jacentes ? Dans la note d’information, il y a certaines conditions qui ont été mentionnées, ce qui fait dire à certains qu’il ne s’agit pas d’une prise ferme de l’institution ?

Olivier GUI : Soyez rassurés. Il s’agit bel et bien d’une prise ferme. En fait la SFI participe à l’opération dans le cadre de son programme de développement des marchés de capitaux. Et donc pour elle, cette opération a été une réelle opportunité parce qu’il s’agit d’un mécanisme nouveau sur le marché, et de  la première banque à recourir à ce mécanisme.

La condition est relative à un niveau minimum de souscription. L’idée est que la SFI souscrit jusqu’à 17,5 milliards FCFA, mais à un minimum de 15 milliards FCFA.

Léonce YACE : La SFI participe à l’opération et déjà en garantit le succès en raison du niveau de leur prise de départ. Toutefois, l’institution ne souhaite pas être surexposée, c’est pour cela qu’elle a défini des modalités de participation avec un plafond d’exposition qui ne doit pas être au-delà de 50% du niveau de souscription générale cette opération. Il est important de préciser que l’opération de titrisation porte sur une enveloppe globale de 40 milliards FCFA dont 17,5 milliards FCFA réservés à la SFI. Donc nous recherchons sur le marché la différence qui est de 22,5 milliards FCFA.

Il y a ici un effet incitatif pour les placeurs parce que l’institution veut que ce soit les efforts des investisseurs locaux qui soient aussi mesurés dans l’opération.

Il y a également PriceWaterhouseCoopers CI qui est commissaire aux comptes du Fonds. Tous les trimestres, l’actif du Fonds sera vérifié par le commissaire aux comptes.

Nous  combinons donc la présence de la SFI, investisseur de référence, et le recours au marché. La présence de la SFI envoie un message de confiance au marché parce que l’on se doute que l’institution vient au terme d’un long processus de contrôle, de vérification, de validation ayant abouti à son autorisation d’investissement, et donc ce message doit amener les investisseurs traditionnels du marché financier à croire en l’opportunité de la titrisation et d’y venir sans trop de crainte.

Donc pour NSIA Banque CI, la présence de la SFI, au-delà du gage crédibilité, c’est une condition de réussite de l’opération, parce que nous démarrons en ayant déjà la certitude que d’avoir levé entre 15 et 17,5 milliards FCFA. Donc l’effort de placement est sur la différence.

Les filiales du groupe NSIA vont-t-elles prendre part à l’opération vu le rendement, ce qui pourrait peut-être donner un signal aux plus sceptiques ?

Léonce YACE : L’émetteur NSIA Banque CI fait cette opération et la présente à des investisseurs institutionnels, dont les filiales du groupe NSIA qui viennent sur l’opération. D’abord parce que le rendement est intéressant, mais surtout il faut savoir que les institutionnels de notre zone souhaitent assurer la diversification de leurs placements pour ne pas être concentrés en DAT dans les institutions bancaires ou en titres de type TPCI (emprunts obligataires des Etats, ndlr). Donc la titrisation vient leur offrir un nouveau support de placement sécurisé à rendement intéressant qui leur garantit une diversification. Ces éléments sont bien compris par ces institutionnels dont les filiales du groupe NSIA, y compris les assurances et les autres entités bancaires du groupe.

Quel message avez-vous pour inciter les particuliers à venir sur cette opération ?

Léonce YACE : L’investisseur particulier a la possibilité de participer à une opération qui lui garantit un rendement intéressant, nous parlons de 7%, avec une maturité qui est raisonnable qui est de 5 ans. Nous avons sur le marché des opérations de 5, 7, 10 ans voire plus et c’est en cela que cette durée de 5 ans à ce taux de 7% est intéressante pour les particuliers.

(…) l’on se doute que la SFI vient au terme d’un long processus de contrôle, de vérification, de validation ayant abouti à son autorisation d’investissement, et donc ce message doit amener les investisseurs traditionnels du marché financier à croire en l’opportunité de la titrisation et d’y venir sans trop de crainte.

Nous lui offrons aussi un investissement de type nouveau qui se différencie de ce qu’il avait l’habitude de faire. C’est un investissement sécurisé, une sécurité qui est attestée par le surdimensionnement du portefeuille, l’existence d’un portefeuille de réserve, le contrôle préalable de l’opération fait par le CRPEMF, l’autorité des marchés financiers, les contrôles qui ont été faits par l’investisseur de référence qu’est la SFI avant sa participation. Tous ces éléments permettent à l’investisseur particulier, même non averti, de trouver dans la titrisation une opération intéressante et rassurante.

Donc vous voyez que j’ai parlé de rendement intéressant, de durée acceptable. Il y a une autre dimension qui est importante. A travers la titrisation, il assure l’accompagnement d’un acteur bancaire majeur qui va consacrer les sommes levées dans cette opération au financement des PME, lesquelles sont le fait de particuliers devenus entrepreneurs. Ces derniers évoquent souvent des conditions d’accès au financement bancaire qui sont difficiles. Mais nous, nous avons décidé de faire un effort sur le segment des PME et pour ce faire, nous nous sommes dotés d’un certain nombre de garanties de portefeuille dont la dernière a été contractée avec la SFI, et nous avons décidé de mobiliser les fonds nécessaires au financement des PME, et la titrisation répond à cette ambition.

L’investisseur particulier a la possibilité de participer à une opération qui lui garantit un rendement intéressant, nous parlons de 7%, avec une maturité qui est raisonnable qui est de 5 ans.

Donc vous voyez qu’en tant qu’investisseurs, ils trouvent une opération qui en vaut vraiment la peine, mais également en tant que clients même de la banque, particuliers ou dirigeants de PME, ils y trouvent un intérêt.

Interview réalisée par Daniel Aggré, Ahmed Diallo et Jean Mermoz Konandi

Jean Mermoz Konandi